Charles Taylor Adjusting rejoint la FEDEA : l’expertise au féminin au service du collectif
Publié le 20 juil. 2026 • Rubrique : Actualités institutionnelles
Mots clés : bijoux , dommage , événementiel , FEDEA
La FEDEA est heureuse d’accueillir Charles Taylor Adjusting parmi ses adhérents. Représenté en France par Diane Maccury, le cabinet apporte à la Fédération une expertise dans des domaines à forte technicité tels que le Fine Art & Specialties, la responsabilité civile, le cyber, les risques événementiels ou encore les sinistres complexes à dimension internationale.
De l’univers des musées à l’expertise des sinistres les plus sensibles
Le parcours de Diane Maccury ne ressemble à aucun autre. Après avoir débuté sa carrière à la Réunion des Musées Nationaux, elle rejoint en 2006 le monde de l’expertise en assurance. L’assurance fait toutefois partie de son ADN familial, issue d’une famille de courtiers, elle appartient à la quatrième génération à évoluer dans ce secteur.
Cette double culture, à la fois juridique, artistique et assurantielle, forge progressivement une spécialisation rare : l’expertise des œuvres d’art, objets précieux, bijoux, diamants, montres… et sinistres de haute valeur. Après avoir contribué au développement de cette spécialité durant plus d'une décennie aux côtés de Laurent Mayet[1], alors dirigeant de GM Consultant, elle rejoint Charles Taylor Adjusting en 2018 avant d’être nommée Country Manager France en 2023.
Au sein de Charles Taylor Adjusting, elle pilote une équipe spécialisée dans les sinistres majeurs et complexes tout en conservant un lien direct avec le terrain, au contact des assurés, des courtiers et des assureurs. « Je suis à la fois responsable France et experte. Je continue à gérer des dossiers parce que c’est au cœur de mon métier et de ce qui me passionne. »
[1] Laurent MAYET est désormais le dirigeant du Groupe CET, société d’expertise également adhérente de la FEDEA.
Héritière de femmes d’exception
Si Diane Maccury revendique volontiers son attachement à l’intégrité et au sens des responsabilités, elle reconnaît aussi l’influence de plusieurs figures féminines qui ont marqué son histoire familiale. Entre une arrière-grand-mère reconnue à titre posthume Juste parmi les Nations, qui considérait simplement avoir accompli ce qui était juste, sans jamais rechercher la moindre distinction et une grand-tante, infirmière à Diên Biên Phu durant la guerre d’Indochine, qui consacrera ensuite plusieurs décennies de sa vie à l’accompagnement des blessés et anciens combattants, Diane reconnait que ces femmes ont contribué à façonner sa vision du leadership. « C’est inspirant. Elles m’ont transmis une droiture et un sens des valeurs très aigus. »
Dans un métier où l’on intervient souvent après une catastrophe ou un événement traumatisant, cette culture de l’engagement et du service à l’autre occupe une place essentielle
Briser les plafonds de verre
L’histoire de Diane Maccury est aussi celle d’une femme qui a appris très tôt à évoluer dans des environnements majoritairement masculins.
Enfant, elle intègre un établissement tout juste ouvert à la mixité : « Une expérience qui a forgé mon caractère » Plus tard, elle découvre un univers de l’expertise d’assurance où les fonctions techniques et les responsabilités de direction demeurent largement occupées par des hommes. Pourtant, plutôt que d’y voir un obstacle, elle choisit d’y construire sa place.
Cette persévérance sera récompensée lorsqu’elle deviendra la première femme à la tête d’un pays chez Charles Taylor France puis lorsqu’elle recevra le prix international Business Insurance Women to Watch EMEA 2024, récompensant son parcours et sa contribution à l’industrie de l’assurance.
Mais loin de considérer cette réussite comme une fin en soi, Diane Maccury y voit d’abord une responsabilité.
Une expertise de niche, au rayonnement mondial
Si l’équipe française de Charles Taylor Adjusting demeure volontairement à taille humaine, elle bénéficie de la force d’un groupe international présent dans le monde entier. La France représente aujourd’hui une équipe compacte au sein d’un ensemble de plusieurs milliers de collaborateurs, mais dont le rôle est particulièrement stratégique sur les sinistres de spécialité.
Le cabinet intervient notamment sur :
- l’art et les objets précieux ;
- les bijoux, montres et diamants ;
- la responsabilité civile ;
- le cyber ;
- les risques liés à l’événementiel ;
- certains dossiers de construction et d’ingénierie.
Derrière ces spécialités se cachent parfois des dossiers hors normes : œuvres d’art disparues, collections de prestige, vols internationaux, expositions, sinistres industriels ou encore importantes pertes d’exploitation.
Mais pour Diane Maccury, la technicité n’est qu’une partie de l’équation.
« Un sinistre, c’est 80 % d’humain et 20 % de technique. Il n’y a pas deux dossiers qui se ressemblent. »
L’humain, fondement de l’expertise
Cette conviction revient comme un fil rouge dans son discours. À l’heure de l’intelligence artificielle et de l’accélération des processus, elle plaide pour une expertise capable de conjuguer performance et discernement.
« Nous vivons dans le règne de l’immédiateté. Le défi est de trouver le juste équilibre entre la rapidité attendue et le temps nécessaire pour analyser correctement un dossier. »
Pour elle, l’expert ne se limite pas à évaluer un dommage ou à rédiger un rapport. Il doit aussi rassurer, expliquer, accompagner et parfois aider à reconstruire.
« Quand une usine a brûlé et que quarante familles dépendent de sa reprise d’activité, on est face à des chefs d’entreprise parfois complètement désemparés. Notre rôle est aussi d’être porteur de solutions et d’espoir. »
Cette approche se retrouve dans sa définition de la valeur la plus importante de son métier : « La première valeur, c’est l’intégrité. L’assureur doit payer le juste prix et il faut ensuite faire preuve de pédagogie pour expliquer les décisions prises. »
Pourquoi rejoindre la FEDEA ?
Pour Diane Maccury, l’adhésion à la FEDEA est d’abord un choix de conviction.
Elle observe une profession en pleine transformation : nouvelles technologies, nouveaux risques, attentes croissantes des assureurs, attractivité des métiers et renouvellement des générations. Autant de sujets qui nécessitent une réflexion collective. « Observer que la profession a profondément changé ces dernières années m’a donné envie de participer aux discussions avec nos pairs et de contribuer à valoriser cette profession. »
Elle voit également dans la fédération un levier essentiel pour préparer l’avenir du secteur. « Il est important d’attirer les jeunes talents et de préparer le renouvellement des générations. »
Plus largement, elle considère la FEDEA comme un acteur capable de porter la voix des experts auprès des institutions, des décideurs publics et de l’ensemble de l’écosystème assurantiel.
Faire progresser la place des femmes dans l’expertise
L’un des sujets qui lui tient particulièrement à cœur est la visibilité des femmes dans les métiers de l’expertise. « Si la profession s’est progressivement féminisée, certaines spécialités restent encore très masculines, notamment dans les domaines techniques ou de l’ingénierie. »
Pour elle, l’enjeu dépasse la seule question de la parité. Il s’agit également de rendre le métier plus attractif, plus moderne et plus accessible aux nouvelles générations.
Elle estime que la profession doit évoluer, notamment sur les sujets sociaux et managériaux, afin d’attirer davantage de talents et de permettre à chacun d’y construire une carrière ambitieuse.
Cette conviction rejoint naturellement les réflexions menées par la FEDEA autour de l’attractivité des métiers et du renouvellement des générations.
Une nouvelle voix pour enrichir le collectif
À travers l’arrivée de Charles Taylor Adjusting, la FEDEA accueille à la fois une expertise internationale de premier plan et une dirigeante convaincue de la force du collectif.
Peut-être est-ce d’ailleurs là le point de rencontre le plus naturel entre la Fédération et sa nouvelle adhérente.
Car derrière les dossiers complexes, les objets d’exception et les enjeux financiers considérables, Diane Maccury rappelle une vérité simple :
« La force du collectif est essentielle. On est plus fort quand on est tous ensemble. »
Une conviction qui résonne particulièrement avec la mission portée par la FEDEA : rassembler les expertises pour mieux préparer l’avenir de la profession.